Face à l’augmentation du nombre de cas d’intoxication liés à la consommation de champignons signalés aux centres antipoison et de toxicovigilance, l’Anses et la Direction générale de la santé (DGS) mettent en garde les amateurs de cueillette et rappellent les bonnes pratiques à respecter.

Les conditions météorologiques, plus fraiches et humides depuis ces deux dernières semaines, ont favorisé la pousse de champignons. Par conséquent le nombre d’intoxications observées a fortement augmenté. Ainsi, si de juillet à début octobre les centres antipoison enregistraient un nombre de cas variant de 4 à 90 par semaine, ce nombre est monté à 493 cas d’intoxications ces deux dernières semaines. Les conséquences sur la santé de ce type d’intoxications peuvent être graves (troubles digestifs sévères, atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe), voire mortelles.

Ces intoxications peuvent résulter de différents facteurs : confusion d’une espèce comestible avec une espèce toxique, consommation de champignons comestibles en mauvais état ou mal cuits… C’est pourquoi, il est important de rester vigilant, que l’on soit connaisseur ou que l’on pratique la cueillette occasionnellement.

Face à ces cas qui se renouvellent chaque année, l’Anses et la DGS recommandent…

  • De ne ramasser que les champignons que vous connaissez parfaitement : certains champignons vénéneux hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles
  • Au moindre doute sur l’état ou l’identification d’un des champignons récoltés, de ne pas consommer la récolte avant de l’avoir fait contrôler par un spécialiste en la matière. Les pharmaciens ou les associations et sociétés de mycologie de votre région peuvent être consultés
  • De cueillir uniquement les spécimens en bon état et de prélever la totalité du champignon (pied et chapeau), afin d’en permettre l’identification
  • De ne pas cueillir les champignons près de sites potentiellement pollués (bords de routes, aires industrielles, décharges)
  • De bien séparer par espèce les champignons récoltés pour éviter le mélange de morceaux de champignons vénéneux avec des champignons comestibles
  • De déposer les champignons séparément, dans une caisse ou un carton, mais jamais dans un sac plastique qui accélère le pourrissement
  • De vous laver les mains après la récolte
  • De conserver les champignons à part et dans de bonnes conditions au réfrigérateur et de les consommer dans les deux jours au maximum après la cueillette
  • De consommer les champignons en quantité raisonnable après une cuisson suffisante et de ne jamais les consommer crus
  • De ne jamais proposer de champignons cueillis à de jeunes enfants

 

Un réflexe utile : photographiez votre cueillette avant cuisson ! La photo sera utile au toxicologue du centre antipoison en cas d’intoxication, pour décider du traitement adéquat.

En cas d’apparition d’un ou plusieurs symptômes

(notamment diarrhées, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue, etc.)
à la suite d’une consommation de champignons de cueillette :

appelez immédiatement le « 15 » ou le centre antipoison de votre région,
et précisez que vous avez consommé des champignons.

Les symptômes commencent généralement à apparaître dans les 12 heures après la consommation et l’état de la personne intoxiquée peut s’aggraver rapidement.

En cas de symptômes, il est utile de noter les heures du ou des derniers repas, l’heure de survenue des premiers signes et de conserver les restes de la cueillette pour identification.  

L’Anses assure la surveillance saisonnière des intoxications par des champignons à partir des données des centres antipoison

Communiqué de l'Anses ((Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation , de l'environnement et du travail )

actualité du 23/10/2019

Marrons et châtaignes :

Attention à ne pas confondre les marrons « toxiques » avec les châtaignes durant vos cueillettes d’automne !

 @ CC0 - Domaine public
Dès le début de l’automne, les confusions de marrons d’Inde, qui poussent et tombent du marronnier, avec des châtaignes que l’on ramasse du châtaignier, sont fréquentes.

Dans une étude de l’Anses sur les confusions des plantes enregistrées par les centres antipoison de 2012 à 2018, les confusions de marrons avec des châtaignes représentaient 11% des confusions, toutes saisons confondues, et étaient les plus fréquentes après les confusions de plantes à bulbes (12% des confusions).

En effet, même si on parle couramment de « marrons », de « marrons glacés », ou encore de « crème » ou « purée de marrons », il s’agit en fait d’une variété de grosses châtaignes cultivées pour leur consommation.

Si les châtaignes, cultivées ou sauvages, sont comestibles, les marrons d’Inde sont eux toxiques, et peuvent entraîner des troubles digestifs tels que des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, ou des irritations de la gorge…

 

Comment distinguer les marrons d’Inde des châtaignes ?

Observez leur forme, et celle de la « capsule » qui les renferme :

  • Celle des châtaignes, appelée « bogue », est brune, hérissée de nombreux et longs piquants, et contient 2 à 3 châtaignes à la fois, plutôt petites, aplaties et triangulaires ;
  • Celle des marrons d’Inde est épaisse, verte, pourvue de petits pics espacés et courts, et contient généralement un seul marron, plus gros et arrondi.

Regardez où sont implantés les arbres et comment sont leurs feuilles :

  • Les marronniers sont dans les villes, les parcs, les allées et les cours d’école… tandis que les châtaigniers sont dans les bois, les forêts ou les vergers ;
  • Les feuilles du marronnier sont composées chacune de plusieurs « petites feuilles » (folioles) de forme ovale, qui donnent à l’ensemble de la feuille un aspect palmé, alors que les feuilles du châtaignier sont simples sans foliole et allongées.

 

Soyez vigilants et bonne dégustation !

Conserver les restes de repas ou une photographie de la récolte pour faciliter l’identification en cas d’intoxication.
En cas d’urgence médicale, appeler le 15 ou consulter aux urgences.
En cas de signes d’intoxication (troubles digestifs…), appeler un centre antipoison ou consulter un médecin.  

communiqué de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation , de l'environnement et du travail )

 

Ami(e) randonneur(euse) de Bezannes, prépare-toi pour le trek de ta vie à pied et en 4*4 sur la lune en juin 2029 (les inscriptions sont prises dès maintenant)

Découverte des Apennins lunaires et des champs de lave à leur pied : le Mont Hadley, Hadley Rille, et la mer de la Sérénité !

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"astronautes devant le cratère Saint Georges Apollo XV nasa"

 Comme quoi, randonnée et déconne, ça va bien ensemble....

Suivi du Liparis de Loesel sur le marais du Vivier à Chenay (51)

 
6 Juillet 2017

Fin juin, le Conservatoire d'espaces naturels de Champagne-Ardenne a accompagné le Conservatoire botanique national du Bassin Parisien (CBNBP) dans le cadre du suivi scientifique annuel du Liparis de Loesel (Liparis loeselii) sur le marais du Vivier, à Chenay. Le Liparis de Loesel, est une orchidée menacée qui bénéficie d'un Plan National d'Actions (PNA) visant à définir les actions nécessaires à la conservation et à la restauration de l'espèce afin de s'assurer de son bon état de conservation. En région Grand-Est, c'est le CBNBP qui a été désigné en 2011 comme opérateur de la déclinaison régionale du PNA en faveur du Liparis de Loesel par la DREAL Champagne-Ardenne. C'est dans ce cadre que s'est effectué le suivi de cette discrète orchidée sur le site conservatoire du marais du Vivier, dernière station connue de l'espèce en Champagne-Ardenne !

C’est très minutieusement que le CBNBP, le CENCA, et quelques bénévoles dont des élus du Conseil municipal de Chenay, se sont attachés à rechercher les pieds de Liparis sur le marais. Malgré un printemps sec, le Liparis était bien au rendez-vous ! A l’issue des deux journées de comptage, ce sont environ 150 pieds de Liparis qui ont été inventoriés ! Pour comparaison, 220 pieds de cette orchidée avaient été comptés en 2016. Un chiffre record pour cette station depuis le début du suivi protocolisé de 2011, et qui peut être mis en lien, avec les opérations de gestion réalisées par le CENCA pendant l’hiver 2015-2016 sur le marais !
Le nombre de pieds de Liparis comptés cette année est certes moins important qu’en 2016, mais les fluctuations interannuelles des effectifs sont fréquentes chez cette espèce dite « à éclipse ». Ce phénomène d’apparence aléatoire s’explique par l’interaction complexe de nombreux facteurs externes ou propres à l’espèce qui vont conditionner le développement de la population.

Afin de fiabiliser les résultats des suivis et la comparaison inter-annuelle, les individus de Liparis délimitant l’aire de présence de la station sont localisés précisément depuis 2015 à l’aide d’un tachéomètre. Les données sont en cours de traitement par le CBNBP et permettrons de voir si l'aire de présence du Liparis sur le marais du Vivier a évolué par rapport aux années précédentes.


 source : conservatoire des espaces naturels de Champagne-Ardenne

             http://cen-champagne-ardenne.org/articles/suivi-liparis-loesel-marais-vivier-a-chenay-51

 

Vous aimez les balades en nature ? Attention à la berce du Caucase !

 

Par CV

Le beau temps arrive... La saison des balades en nature est officiellement ouverte... Mais il faut se méfier de la berce du Caucase, présente dans les trois départements picards. Introduite en Europe au XIXè siècle, elle colonise le bas-côté des routes, les prairies, les terrains vagues mais aussi les jardins publics et privés. 

Elle est présente notamment au nord-ouest du département de la Somme, dans le sud de l’Oise et surtout dans l’Aisne avec des populations importantes le long de la vallée de la Serre ainsi que quelques foyers dans les vallées de l’Aisne et de l’Oise. 

Plante invasive, la berce du Caucase produit une toxine photo toxique appelée xanthotoxine. Cette toxine, présente dans la sève, provoque des inflammations et des brûlures de la peau.

Comment réagir en cas de contact avec la sève ?


Si votre peau a touché la sève, il faut rapidement la retirer, en faisant bien attention à ne pas étendre la surface de la zone touchée. Pour cela, il est possible d'utiliser un papier absorbant sans frotter, puis laver au savon, et rincer abondamment à l'eau l'endroit atteint.

Ensuite, il faut éviter l'exposition de la zone touchée à la lumière durant plus de 48 h, le temps de la disparition de l'effet photo sensibilisateur.

Si les yeux sont atteints, les rincer abondamment à l'eau claire puis porter des lunettes de soleil pour réduire leur exposition à la lumière et consulter un médecin immédiatement.

En cas de contact important, ou si un enfant est atteint, consulter sans tarder un médecin ou le centre antipoison pour tout conseil approprié.

Le meilleur moyen de se débarrasser de cette plante est de l'arracher. Pour cela, il faut absolument porter des gants longs, mais aussi si possible une salopette imperméable à la sève, des lunettes de sécurité contre les projections de sève dans les yeux.

Attention, la berce du Caucase est à ne pas confondre avec la berce commune, que l'on utilise souvent pour nourrir les lapins. Elle est inoffensive et riche en minéraux !

source: https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/vous-aimez-vous-balader-nature-attention-berce-du-caucase-1456859.html